
Voici achevé ce deuxiéme tour et, immédiatement, le constat s'impose: les Français désavouent la politique de Nicolas
Sarkozy et de son gouvernement en faisant basculer à gauche l'exécutif local. Ce qui tend à confirmer ce que nous écrivions au lendemain de l'élection présidentielle, les électeurs n'ont pas tardé
à constater la réalité du projet politique du Président de la République, éternel candidat, figé dans une posture émotionnelle et médiatique. Il aurait fallu qu'il aille au bout de la démarche
entamée lors de la campagne présidentielle, parler comme Le Pen lui a valu d'être élu mais encore fallait-il agir comme Le Pen pour transformer l'essai. Or là, nous savons que nous touchons aux
limites infranchissables de l'exercice démagogique, il va s'agir désormais de redoubler d'agilité sémantique afin d'essayer de prolonger l'hypnose. Le "Président du pouvoir d'achat", le "Président
de la sécurité", le "Président de TOUS les français" est aujourd'hui rattrapé par la ménagère qui compte jusqu'au moindre centime dans les allées du supermarché, par le banlieusard regardant,
impuissant, de sa fenêtre son automobile flamber, et qui s'interrogent sur ce qui a bien pu changer depuis l'été dernier.
Ce vote à gauche, loin d'être un vote d'adhésion, est le moyen de "faire mal" que les Français se sont choisi dans la solitude et l'angoisse de l'isoloir. En effet, la gauche privée de tête, s'agitant maladroitement depuis des mois pour donner le change et faire illusion sur sa structuration n'en espérait sans doute pas tant. Elle doit, à l'heure qu'il est, se questionner sévèrement sur les leviers politiques à actionner pour pouvoir espérer berner encore quelques années la masse moutonnante et fatiguée de la fausse alternative gauche-droite. Malgré le mal que chacun s'est donné dans le Landerneau politico-médiatique en annonçant sur un ton jovial l'agonie du Front National, nous sommes toujours là, affichant une santé solide dans nos fiefs traditionnels et la fraîcheur d'une belle convalescence dans le reste du pays. Hénin-Beaumont, Cluses ou Noyon viennent de nous prouver que notre action, même entravée par le peu de relais médiatiques dont nous bénéficions (l'affaire de France3 et Louis Aliot le prouve), trouve sa raison d'être dans la confiance de nos concitoyens.
Ainsi, dans notre département du Puy De Dôme, trois des cinq candidats engagés aux élections cantonales ont dépassé le seuil des 5%, les deux autres se plaçant entre 4 et 5%. Ce qui, au regard des résultats obtenus lors des législatives dernières constitue une nette remontée et nous permet de nous rapprocher de notre socle électoral traditionnel.
Nous n'aurons pas, au cours des deux ans qui viennent, d'élections locales majeures mais il y a fort à parier que lors des régionales de 2010, après trois années de Sarkozysme, nos compatriotes auront à coeur de rechercher une vraie rupture alternative. Le Front National sera là et il proposera aux Français les solutions de bon sens qu'ils attendent. Nous devons mettre ces deux années à profit en travaillant à renforcer notre appareil militant, afin de nous retrouver dans un ordre de bataille parfait pour ces échéances futures. J'appelle les militants et sympathisants de la région Auvergne à se rapprocher des fédérations et à s'associer à cette dynamique militante. S'il est vrai que chaque voix compte, chaque bras compte également.
Le combat continue.
Erik FAUROT, Secrétaire Régional.
FN63
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